Fuzheng et son mari avaient loué une voiture pour nous emmener au Musée de la Soie, mais déconvenue ! tous les musées sont fermés. Neige, pluie, vent, rien n’arrête cependant les vaillants étrangers et leurs hôtes : en route pour le parc de Huagang, mot à mot le « Jardin des Fleurs », l’un des nombreux jardins qui bordent le Lac. Aujourd’hui il ressemble tout à fait à une peinture chinoise, de celles que François Jullien apprend à ses lecteurs à aimer dans son « Eloge de la fadeur » : on est entré dans un univers où, du blanc au noir, s’épuisent toutes les nuances du gris :

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Seules notes de couleur, les vêtements de la petite Kai Xin… et les poissons rouges !

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Pourtant, les fleurs de prunier sont déjà là, « toujours avant la fin de l’hiver », nous dit Fuzheng :

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Une grande maison de maître nous attend au détour d’un chemin :

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Il n’est pas encore cinq heures, mais nous sommes invités à dîner dans le restaurant du parc. Kai Xin n’a que trois ans, mais elle est experte en baguettes depuis bien longtemps !

  

Les serveuses apportent sans arrêt des plats plus délicieux – et décoratifs – les uns que les autres. « Demain nous serons seuls pour le soir du Nouvel An, dit Fuzheng, aussi nous dînons dès ce soir avec vous » :

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Difficile de refuser. Plus difficile encore de savoir comment remercier…

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