Xi’an
Par Anne-Marie Soulier, dans General -# 91 - Fil RSS
Eh bien oui, nous étions en balade ! Lu m’avait tant parlé de sa ville, Xi’an, et nous en avions tant entendu parler par ailleurs, que nous nous étions laissés tenter par l’idée de quelques jours loin de Hangzhou, où pourtant il reste tant à voir.
Attention, nouvelle soirée diapos ! Car ça en valait vraiment la peine. A deux heures d’avion de Hangzhou, Xi’an est une ville « du nord » pour les Chinois, et de fait on y voit au moins autant de sapins que de palmiers. Avantage : malgré le froid (-6 la nuit), les maisons sont chauffées, en tout cas l’hôtel de luxe où le père de Lu nous avait invités en s’excusant de ne pas pouvoir nous recevoir chez lui pour cause de Nouvel An et de réunions de famille.
Dès l’aéroport, arrivée de VIP : Lu nous attend avec dans les bras un énorme bouquet de fleurs. Dehors, une imposante voiture conduite par un ami de son père.
Un peu de repos à l’hôtel, échange de cadeaux (ceux que nous recevons ajoutent encore à notre gratitude et à notre confusion), et Lu nous balade sans plus tarder dans cette ville qu’elle aime tant. Foule encore plus dense qu’à Hangzhou. Visages très différents – je veux dire très différents les uns des autres : on est dans la province du Shaanxi, aux confins de la Mongolie, souvent appelée « cœur » ou « berceau » de la Chine, car c’est là que la dynastie des Qin a pour la première fois unifié le pays. Egalement point d’arrivée des caravanes de la Route de la soie, porte ouverte aux influences bouddhistes venues de l’Inde, puis musulmanes…
(Mémé est bien installée ? Pourvu qu’elle ne se mette pas à ronfler…)
Ce soir, donc, première excursion dans le quartier musulman : on monte d’abord par la Porte du Tambour
…pour se retrouver dans une rue qui me ramène tout droit en Algérie. Les odeurs, ah les odeurs, vous sentez ça ? Mes narines ont repris instantanément leurs dimensions maximum :
Il y a même des inscriptions en arabe mêlées aux caractères chinois
Et pourtant, on est bien en Asie. Voici le fabricant de bracelets bouddhiques, occupé à polir ses perles de bois :
En témoignent également les vieilles façades de la rue :
Les dentelles rouges ou noires finement découpées aux ciseaux pour orner les fenêtres du Nouvel An chinois :
Le souffleur d’animaux en sucre, un artisanat chinois très ancien :
Toujours guidés par Lu, nous voici chez un étonnant marchand de pinceaux
…qui vend aussi des objets de jade (bracelets, pendeloques), et même des stylos Mont-Blanc !
Et demain matin, on s’engage dans l’Armée de terre !














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