Campagnes
Par Anne-Marie Soulier, dans General -# 93 - Fil RSS
La Norvège ? Non, le Jiangsu ! Une province de Chine où Cai Tianxin nous avait invités à l’accompagner avec sa famille pour une visite à l’un de ses amis poètes.
Nous voici donc partis dans sa fameuse voiture rouge, lui et Michel à l’avant, Lily et moi encadrant les deux fillettes à l’arrière. Les parents en profitent pour enseigner des phrases en anglais : « There is snow on the tea-trees », que les petites répètent de bonne grâce. Il y a en effet encore beaucoup de neige partout, mais le ciel est bleu et la voiture chemine gaiement entre les collines pointues couvertes de théiers.
On arrive dans l’après-midi dans un paysage isolé, une presqu’île sur un lac, où se dressent quelques vieux corps de ferme à moitié démolis et, bien plus glorieux, des bâtiments d’un tout autre genre, deux ou trois hautes maisons, blocs de briques, rêve d’architecte qui a eu carte blanche.
Blancheur de l’intérieur :
Mais la terre est rouge dans l’allée des bambous :
Bambous qui permettront bientôt au poète de prendre tranquillement son sauna :
Du moins, quand il aura bien travaillé dans son bureau aux lignes extra-droites :
Ce n’est pourtant pas la Norvège, car la maison a manifestement été pensée pour un pays sujet aux grandes chaleurs, et reste glacée en dépit de la minuscule cheminée censée chauffer un volume ouvert sur deux étages :
Heureusement, la soufflerie inversée des climatiseurs chauffe suffisamment les chambres pendant la nuit. Le lendemain, départ pour la province de l’Anhui, pour un détour qui nous ramènera à Hangzhou dans la soirée. Brutal changement de décor, car c’est une province pauvre, un vrai coin perdu de la campagne chinoise. On s’arrête pour déjeuner dans la rue (pas « sur le trottoir » car point de trottoir), grâce au soleil il y fait moins froid que dans la cuisine où l’on nous prépare à manger. Un repas ma foi excellent, beaucoup de plats de légumes où nous picorons à la chinoise en regardant le spectacle de la rue :
Mais la véritable attraction du lieu, c’est nous-mêmes ! Les passants s’arrêtent, ébahis, pour regarder de plus près cette famille chinoise accompagnées de deux jamais-vus. Allez, on se prend en photo, ça nous donnera du recul !












Commentaires
#1 - Le dimanche 17 février 2008 à 19:04, par vava
#2 - Le lundi 18 février 2008 à 23:15, par Les Pl. R.
#3 - Le mardi 19 février 2008 à 11:53, par Anne S
#4 - Le mardi 19 février 2008 à 19:58, par jacomette
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